
Le matin commence doucement à Olhão. Les pavés sont tièdes, le marché s’éveille, et dans l’air flotte déjà une promesse de mer. Vous marchez quelques minutes depuis Casa W, en direction de l’embarcadère. Le ferry pour Culatra s’apprête à larguer les amarres. À bord, des familles, des pêcheurs, quelques voyageurs silencieux. Le moteur ronronne, la ville s’éloigne, et très vite, tout change.
La lumière devient plus vive, l’air plus salé. La Ria Formosa s’étire en un labyrinthe d’eau et d’îlots. Des oiseaux planent, les marais brillent sous le soleil. Puis, au loin, surgit l’île de Culatra, comme un mirage posé sur l’Atlantique.
Culatra, l’île habitée
Le ferry accoste au petit port. Culatra n’est pas une île-musée. C’est une île qui vit. Des chats somnolent à l’ombre des filets. Les maisons sont basses, blanchies par le sel, décorées de bougainvillées. On suit les ruelles de sable, on longe une école, une taverne, des bateaux tirés sur la berge. Pas de voiture. Juste le pas des habitants, la voix d’un enfant, le ressac au loin.
Au bout du village, une passerelle de bois serpente à travers les dunes. À mesure que vous avancez, le vent se lève. Et soudain, l’horizon s’ouvre : la plage océanique. Immense. Intacte. Magnétique.
La marche vers Farol
Vous tournez à gauche. Commence alors une marche de trois kilomètres sur une plage sauvage, entre mer et ciel. Personne, ou presque. Un couple au loin, un goéland, une empreinte de pas. Le sable est doux, presque blanc. La mer, profonde et bleue. Vous marchez au rythme des vagues, parfois les pieds dans l’eau. Le temps n’existe plus.
Chaque pas vous rapproche de Farol, mais vous n’êtes pas pressé. Vous vous arrêtez, vous vous baignez. L’eau est fraîche, vivifiante. Vous vous allongez sur votre serviette, le regard perdu entre les dunes et l’écume. Il n’y a que le bruit du vent. Une sensation rare de solitude joyeuse.
Farol, lumière et douceur
Et puis, au loin, surgit le phare. Rouge et blanc, dressé au-dessus des toits. Farol, c’est l’autre visage de l’île. Plus ouvert, plus balnéaire, mais toujours sans excès. Vous entrez dans le village par une ruelle de sable. Des maisons blanches aux volets bleus. Des terrasses où l’on boit un verre de vinho verde. Des enfants qui jouent, les pieds nus, entre deux plantes grasses.
Vous vous attablez dans un petit restaurant. Poisson grillé, pommes de terre à l’huile d’olive, salade de tomates. Tout est simple, juste, délicieux.
Le retour en lumière
En fin d’après-midi, vous embarquez sur un bateau-taxi ou le dernier ferry depuis Farol. Le soleil décline lentement sur la Ria Formosa. L’eau devient or. Vous regardez les îles s’éloigner, déjà un peu nostalgique. Olhão réapparaît, calme et rassurante. En quelques minutes, vous voilà de retour à Casa W, le sable encore collé aux chevilles, le cœur rempli de silence.
→ Une journée entre Culatra et Farol, c’est plus qu’une balade. C’est une immersion dans la beauté brute de l’Algarve, là où la nature parle bas et fort. Réservez votre séjour à Casa W Olhão, et partez marcher entre deux mondes.